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Images of the Floating World

Lim Dong Hun

25 rue de Beaune Paris VII

 

Mesdames et Messieurs,

 

Il existe, au cœur du silence, des zones encore plus silencieuses.

Ce sont des lieux où la pensée se dissout, où le temps cesse d’avancer comme nous l’imaginons, et où quelque chose — très ancien et très neuf à la fois — commence à apparaître.

 

C’est là, dans cette fine respiration du monde, que mes peintures prennent naissance.

Je ne cherche pas à représenter ce que mes yeux voient, mais ce que mon être perçoit lorsque tout s’apaise.

 

La toile devient alors un seuil : un passage fragile entre le visible et ce qui, depuis toujours, se tient derrière.

Chaque couleur, chaque trace, n’est pas seulement un geste : c’est une tentative d’approcher l’infime, l’indicible, l’essence qui se cache au-delà des formes.

 

Quand je peins, j’ai parfois l’impression que ce n’est pas moi qui avance vers l’image, mais l’image qui s’avance vers moi.

Comme si une vérité silencieuse cherchait une voie pour se rendre perceptible.

Je n’en suis que le témoin, humblement.

 

La peinture n’est alors plus un acte de volonté, mais un acte d’écoute.

Elle devient une manière de tendre l’oreille vers l’invisible.

 

Nous portons tous en nous des espaces intérieurs que nous ne connaissons pas entièrement.

Des lieux où les souvenirs se mêlent aux rêves, où la lumière se souvient de l’ombre, où le présent dialogue avec ce qui fut.

 

Si mes œuvres ont une raison d’être, c’est peut-être d’ouvrir un instant ces espaces-là, pour que chacun puisse y reconnaître une part de lui-même — ou une part du monde qui respire en lui.

 

Ce soir, en voyant mes toiles suspendues dans cette galerie, je ressens profondément que la création n’existe vraiment qu’au moment où elle rencontre un autre regard.

C’est votre présence qui révèle la profondeur des œuvres, c’est votre sensibilité qui leur donne un second souffle.

 

La peinture n’est jamais solitaire : elle est un pont vers l’autre.

 

Présenter mon travail à Magna Gallery, ici à Paris, dans cette ville où tant de quêtes artistiques et spirituelles se sont croisées, est pour moi une émotion immense.

 

J’espère que, dans la densité de ce lieu, mes peintures trouveront en vous un écho — même discret — de ce que j’ai cherché à toucher : un fragment d’infini, une lumière intérieure, un murmure du réel.

 

Merci d’être ici ce soir.

Merci d’ouvrir votre regard à ce qui, peut-être, ne se voit pas tout de suite.

Et merci de partager ce moment où l’art devient un lieu de rencontre entre l’âme et le monde.

 

Merci infiniment.

Lim Dong Hun, le 22 janvier 2026

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Catalogue des oeuvres

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