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Focus sur les artistes coréens 

Chae Sung Pil

Magna Gallery Paris, installée au 25 rue de Beaune, 75007 Paris, a choisi d’inscrire dans sa l’artiste coréen Chae Sung Pil dans une programmation permanente. L’œuvre singulière de cet artiste contemporain majeur se déploie à travers l’utilisation de la terre comme matériau principal. En travaillant cette matière originelle, à la fois humble et universelle, il construit un langage pictural unique renvoyant à la force des phénomènes naturels. Puissance et élégance des vagues, roches affleurant ou geysers : ses sujets monochromes délicatement composés selon une technique de plans superposés et de coulures, transcende les frontières culturelles et propose une expérience visuelle empreinte de spiritualité.

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Né en Corée du Sud, Chae Sung Pil développe dès ses débuts un rapport intime avec la nature. Son geste artistique ne consiste pas seulement à représenter le paysage, mais à en capter la substance même. Pour cela, il collecte des terres qu’il transforme en pigments et qu’il mélange ensuite avec de l’eau, afin de créer des surfaces picturales d’une profondeur rare. Ces matières, patiemment préparées, sont appliquées en couches successives qui, une fois séchées, révèlent des reliefs, des transparences et des textures d’une intensité remarquable. 

Cette démarche confère à l’œuvre de Chae Sung Pil une dimension à la fois poétique et métaphysique. Ses toiles évoquent des horizons lointains, des paysages en suspens, où la matière terrestre devient à la fois mémoire et projection. L’artiste ne cherche pas à fixer une image, mais à révéler le mouvement secret de la nature, sa transformation permanente. Chaque composition devient ainsi une méditation sur le temps, sur l’éphémère et sur notre lien profond avec les éléments.

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Hoon Moreau

La galerie Magna Paris accueille dans son catalogue permanent l’artiste franco-coréenne Hoon Moreau, figure résolument hybride entre design, sculpture et poésie matérielle. En inscrivant son œuvre parmi ses références, la galerie confirme sa volonté de faire dialoguer des créateurs innovants, à la frontière entre l’art fonctionnel et l’expression pure, et d’offrir une visibilité durable à des démarches artistiques audacieuses.

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La matière à l'oeuvre

La démarche de Hoon Moreau dépasse la simple dimension visuelle : elle est sensuelle et sensorielle, invitant le spectateur à ressentir la vibration d’une matière travaillée, à percevoir les jeux d’ombre et de lumière, les échos de surfaces polies ou rugueuses.  Chaque pièce dialogue avec l’espace qui l’accueille, modulant l’atmosphère et prolongeant la réflexion sur la nature de l’objet dans notre quotidien.

L’intégration de Hoon Moreau dans le référentiel permanent de la Galerie Magna Paris s’inscrit dans une stratégie éditoriale souhaitant offrir aux amateurs et aux collectionneurs un accès pérenne à des voix artistiques fortes. Sous la curation de Mignon Yu et la direction d’Arnaud Pagnier, Emmanuel de Boisset et Rodrigue Naucelles, la galerie affirme son rôle de passeur, de révélateur, capable d’inscrire des œuvres singulières dans le temps et sur la scène d’un dialogue culturel renouvelé entre la Corée et la France.

Aeri Lee

Née en 1969 dans la province de Gyeonggi, en Corée du Sud, Aeri Lee a suivi des études approfondies de peinture coréenne à l’Université pour femmes de Sookmyung, où elle a obtenu un B.F.A., un M.F.A. puis un doctorat en arts visuels.  Elle est également professeure invitée à Sookmyung. 

La pratique d’Aeri Lee est marquée par l’usage de matériaux traditionnels coréens — notamment le papier hanji (papier de mûrier), l’encre et la gouache qui sont au cœur de sa démarche artistique.  Elle est particulièrement reconnue pour ses représentations poétiques de la physalis (ou “lanterne chinoise” / “ground cherry”), plante riche en symboles dans la culture asiatique : bonheur, fertilité, réussite, relation entre cycles de vie et nature. 

La reconnaissance d’Aeri Lee est attestée par son important parcours d’expositions — nationales et internationales — ainsi que par ses collaborations avec des institutions et publications culturelles.  Ses distinctions — comme le Prix spécial du jury de l’Association des critiques d’art coréens (2013) ou le Prix de l’artiste supérieur du Grand concours des beaux-arts de Corée (2012) — témoignent de l’importance de sa contribution à la scène artistique coréenne contemporaine. 

Dans ses compositions peintes comme ses volumes, Aeri Lee tisse un lien subtil entre le visible et l’invisible : les physalis, souvent représentées avec des lignes fluides et des couleurs vives telles que les verts et oranges, évoquent la circulation de la vie et le cycle naturel des saisons.  Servie par une très belle technique, elle joue avec les transparences, les superpositions et une gestuelle délicate. L’encre se diffuse sur la feuille à travers plusieurs plans superposés, créant des harmonies visuelles et des effets d’optique où l’ornement devient méditation. 

La symbolique de la physalis occupe une place centrale : dans les traditions asiatiques, ce fruit est chargé de significations — il symbolise aussi bien la protection, l’abondance que le mystère —. Aeri Lee puise dans ce potentiel métaphorique pour déployer un univers visuel où chaque bague, calice et graine peut résonner avec des thèmes de la mémoire et particulièrement celle de l’enfance, de la pérennité de ces souvenirs et de la relation entre nature et humanité. L’œuvre d’Aeri Lee, par sa finesse, sa profondeur symbolique et sa résonance poétique, invite le spectateur à ralentir, à contempler, à réinventer sa relation à la nature et au temps. Le travail de l’encre sur le hanji, la présence silencieuse de la physalis répétée en motifs, la rigueur du geste et la légèreté des nuances inscrivent son langage plastique dans une méditation subtile.

Plongez dans l’univers de l’art coréen contemporain. Découvrez dès maintenant notre sélection d’œuvres.
 

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